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Stages de pratique archéologique sur le terrain

L’un des principaux aspects du projet Taloyoak concernait la région du lac et de la rivière Netsilik. Les fouilles archéologiques ont été menées en août 2004 par l’archéologue Ken Swayze, Ericka Chemko, représentant la FPI, et cinq élèves de la communauté : Sandy Oleekatalik, Nancy Paniloo, Peter Totalik, Ben Qilluniq et Kaylie Oleekatalik.
L’équipe de fouilles a passé neuf jours sur le terrain, du 14 au 23 août 2004. Au cours de cette période, ils ont étudié les deux côtés de la rivière Netsilik, à l’aide de véhicules tout-terrain et d’un bateau.

Le camp
Le camp

 

 

 

 

 

 

Quand les membres de l’équipe n’étaient pas sur le terrain, ils pouvaient habiter gratuitement au camp de Martha et Joseph Qilluniq. Iglutalik, ce camp, était composé de trois cabanes, dont deux servaient à héberger l’équipe, des baraques, un quai, des séchoirs, une passerelle et des toilettes extérieures.
Les filles habitaient l’une des cabanes, et Peter et Ken utilisaient l’autre. Le fils des Qilluniq, Ben, s’est joint
à l’équipe de fouilles, pour guider les visiteurs aux alentours.

Mauvaise température~ perturbation des sites

Selon une légende, perturber un site archéologique ou un artéfact amène la mauvaise température. La majeure partie du temps où les fouilles archéologiques ont été menées, la température a été mauvaise.
Les membres de la collectivité ont estimé que nous étions responsables du temps, mais c’était bon enfant. Ils ont surtout mis l’accent sur le fait que nous ne devions ni toucher ni altérer les vestiges. C’était une recommandation très importante, parce que de nombreux sites que nous avions explorés le long de la rivière Netsilik avaient été pillés en tout ou partie.

Présentations à la radio pour la communauté Présentations à la radio

 

 

 

 

Le lendemain du jour où l’équipe est revenue d’Iglutalik après avoir terminé les fouilles archéologiques, tous les élèves des deux sections, archéologie et histoire orale, se sont retrouvés à la station de radio pour raconter à la collectivité ce qu’ils avaient fait et partager leurs expériences. Ce fut une soirée vraiment intéressante, où beaucoup d’aînés et d’aînées sont venus pour parler des histoires, remettre en question ce que d’autres avaient dit et pour mettre l’accent sur l’importance de ne pas altérer les anciens sites et artéfacts.

La fierté d’une collectivité

Beaucoup de membres de la collectivité étaient très heureux de ce que ce projet avait vu le jour, et ont fait remarquer que de telles initiatives n’existaient pas quand ils étaient plus jeunes. Ils ont demandé aux élèves s’ils prévoyaient pousser plus loin leurs études, particulièrement en archéologie.
La collectivité a exprimé sa fierté de voir ces élèves participer au projet et partager ce qu’ils avaient appris.

 

Clique pour voir une entrevue avec Martha et Joseph.

Clique pour voir une entrevue avec Martha et Joseph.

 

Chez les Qilluniq

En plus d’accueillir gentiment l’équipe, Martha et Joseph ont été très utiles, car ils connaissaient très bien le terrain.

Martha est une collectionneuse de roches et d’ossements très habile. Elle fait au moins une promenade par jour avec Mary, le chien du couple, à la recherche de roches et d’ossements uniques qui ont un intérêt esthétique ou qui présentent des qualités presque humaines. Joseph et elle ont tous deux pu répondre aux questions des membres de l’équipe et leur donner des conseils au début de leurs diverses expéditions.

Travail d’élèves

Sur place, les élèves étaient chargés de donner un coup de main et de maintenir le camp en bon ordre. Ça signifiait nettoyer, cuisiner, aller chercher de l’eau, faire sécher les vêtements, allumer des feux et des réchauds Coleman. Les élèves n’avaient jamais l’occasion d’effectuer toutes ces tâches auparavant, et ce fut une bonne expérience d’apprentissage et de développement personnel.

Journaux des élèves

Dans le cadre de leur stage, on a demandé aux élèves de tenir un journal quotidien de leurs expériences, incluant leurs pensées et sentiments liés à la pratique de l’archéologie, et de son impact potentiel sur la collectivité et la connaissance de l’histoire locale.
Ces journaux ont aidé les élèves à dresser un tableau de leurs expériences et aventures, et de se faire une idée plus personnelle des tâches accomplies tout au long du projet. Ils ont écrit sur quelques-unes de leurs découvertes, comme Peter, qui raconte comment ils sont tombés par hasard sur plusieurs inukshuks le premier jour, et se rappelle avoir découvert une cache à caribou avec les restes encore intacts d’un caribou momifié à l’intérieur.

Nancy Paniloo  Peter Totalik

Clique sur la photo des élèves pour voir leur journal

 

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